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Coaching 20 octobre 2026 · 10 min de lecture

Atteindre ses objectifs business : 9 habitudes sur 12 semaines

Kevin PemFondateur d’ASCENDY, tunnels de vente pour coachs et consultants
Atteindre objectifs business
En bref

pour atteindre tes objectifs business, la motivation compte beaucoup moins que les habitudes qui tiennent sans elle. La méthode tient en trois temps. Décider : 1 à 3 objectifs sur 12 semaines plutôt que sur 12 mois, un brain dump pour vider ta tête, et ce que tu fais fixé à l’avance. Exécuter : un créneau dans l’agenda pour chaque tâche, des distractions rendues pénibles, et un point chaque soir. Tenir : du sommeil et du mouvement, tes émotions traitées plutôt que repoussées, et une revue en fin de semaine. Neuf habitudes appuyées par des études, à commencer une par une.

Cet article reprend ma vidéo YouTube « Il reste 3 mois avant 2027 : comment atteindre tes objectifs business ». Tu peux la regarder ici, ou lire la version écrite juste en dessous.

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Pourquoi tu te promets le plus de choses au moment où t’avances le moins

Le début du trimestre, c’est souvent le moment où on se promet le plus de choses, et c’est souvent là qu’on avance le moins. Quand t’as déjà des clients, c’est encore plus vrai : t’as tes séances à assurer, ton contenu à sortir, ton acquisition à faire tourner, et dans ce qui reste, t’essaies de caser les projets qui feraient grandir ton business. Résultat : dans 12 semaines, tu risques de te retrouver au même endroit, avec pas mal de culpabilité.

Il y a dix ans, je dévorais les livres de productivité. Aujourd’hui, j’ai gardé uniquement ce qui tient vraiment dans ma semaine, parce que lire sur la productivité te donne l’impression d’être productif, et si tu l’appliques pas, ça change rien. Du coup, note au moins trois habitudes en lisant.

Décider : 1 à 3 objectifs sur 12 semaines, pas sur 12 mois

Souvent, on renégocie avec soi-même à cause de l’horizon qu’on se donne : avec un objectif sur 12 mois, t’as toujours l’impression d’avoir le temps, donc tu repousses jusqu’en octobre. Ça porte même un nom, la loi de Parkinson : le travail s’étale pour occuper tout le temps qu’on lui donne. C’est ce piège que le livre The 12 Week Year attaque, en ramenant l’année à 12 semaines.

Ce que je te recommande, c’est 1 à 3 objectifs sur 12 semaines, un par domaine de vie. Parce que le piège, en tant qu’entrepreneur, c’est de résumer sa vie à son business. Moi, ce trimestre, j’ai trois focus : le business, la santé, et sortir pour avoir plus de loisirs, justement pour détacher mon identité de mon business. Ces domaines découlent de ma vision de vie, que je revois à peu près une fois par an. Parce qu’en fait, quand on arrive pas à être motivé, c’est souvent qu’on sait pas dans quelle direction avancer.

Vider ta tête avant de remplir ta semaine

Une fois tes objectifs posés, tu vas te dire : « OK, mais il y a tout le reste. » Les demandes clients, les idées, les trucs en retard. Et tant que c’est pas réglé, ça tourne en boucle : tu te couches le soir, et ça te revient, le mail à envoyer, le devis à faire.

Ça, c’est l’effet Zeigarnik. Dans les années 1920, la psychologue Bluma Zeigarnik remarque un serveur qui retient toutes les commandes par cœur, et les oublie une fois l’addition payée. En laboratoire, elle découvre que notre cerveau retient beaucoup mieux les tâches pas terminées, comme un onglet ouvert qui consomme de la batterie en arrière-plan. Sauf qu’en 2011, deux chercheurs ont montré qu’on a pas besoin de finir une tâche pour que le cerveau la lâche : écrire un plan précis, quand et comment tu vas la faire, suffit à refermer l’onglet. Et en 2018, des étudiants qui écrivaient leur liste de choses à faire juste avant de dormir se sont endormis plus vite que ceux qui écrivaient ce qu’ils avaient déjà fait.

C’est exactement ce que fait un brain dump, littéralement « vider son cerveau » : tu sors tout ce que t’as dans la tête, sans trier, et ensuite seulement, tu ranges. Fais-en un chaque fois que tu prépares ta semaine, ou que ta tête déborde. Un carnet suffit. Moi, je fais trier l’IA entre l’urgent et l’important, et c’est moi qui tranche selon le temps que j’ai.

Décider la veille ce que tu fais le lendemain

Si tu te demandes le matin même par quoi commencer, c’est ton humeur du jour qui répond, et tu commences par un mail urgent. James Clear raconte une étude dans Atomic Habits : des gens qui voulaient faire plus de sport, en trois groupes. Le premier notait juste combien de fois il faisait du sport : 35 % en ont fait au moins une fois par semaine. Le deuxième lisait en plus un texte motivant : 38 %, presque pareil. Le troisième écrivait une seule phrase, « la semaine prochaine, je ferai au moins 20 minutes de sport tel jour, à telle heure, à tel endroit » : 91 %. La motivation a presque rien changé. Ce qui a tout changé, c’est d’avoir décidé à l’avance. Du coup, fixe la règle avant : quel jour, à quel moment, quelle action. Au réveil, t’as plus rien à négocier.

Exécuter : un créneau dans l’agenda pour chaque tâche

Le piège que je vois souvent chez mes clients, c’est la to-do sur papier. Sur une page, tu peux écrire autant de tâches que tu veux, donc tu te limites pas au temps que t’as vraiment, et en fin de journée, tu t’en veux de pas avoir coché tes dix cases, alors qu’avec le temps que t’avais, c’était impossible. Le time blocking règle ça : tu bloques un créneau dans ton agenda pour chaque tâche. Tu commences par tout ce qui peut pas bouger, aller chercher les enfants, les courses, et là, tu vois combien de temps il te reste. Ensuite, compte au minimum une heure par tâche, en blocs d’une heure à une heure et demie, avec une vraie pause entre deux (aller sur ton téléphone, c’est pas une pause).

Je planifie aussi mes routines de fond : la vidéo au-dessus existe parce que j’ai des créneaux fixes pour trouver des idées, écrire le script et tourner. Toi aussi, t’as des tâches récurrentes qui font tourner ton business, tes canaux d’acquisition, tes clients à accompagner. Une fois dans l’agenda, tu vois que t’as moins de temps que tu pensais pour courir après de nouvelles idées.

Rendre la distraction pénible, plutôt que compter sur ta volonté

Ton créneau protège le moment, pas ton attention. Tu t’assois, et tu te dis : « je regarde vite fait Instagram. » Sauf que Meta ou TikTok ont des équipes entières dont le métier est de te garder sur l’appli, donc lutter à la seule force de ta volonté, c’est perdu d’avance. En 2023, des chercheurs ont suivi des utilisateurs de One Sec, une appli qui t’oblige à attendre quelques secondes et à respirer avant qu’Instagram s’ouvre. Rien que cette petite pause a suffi pour que les gens renoncent souvent à ouvrir l’appli, et essaient de l’ouvrir de moins en moins au fil des semaines. Au départ, c’est chiant, je te préviens, et c’est justement ce qui rend ton usage des réseaux intentionnel. Je l’utilise depuis plusieurs années, et si tu devais faire un seul truc tout de suite, ce serait celui-là.

Faire le point chaque soir pour voir tes petits pas

Pendant longtemps, je finissais mes journées en me disant : « mais elle est passée où, cette journée ? » Sans trace, tu vois pas tes petits pas. En 2014, dans un centre d’appels en Inde, des gens en formation qui prenaient 15 minutes chaque soir pour écrire ce qu’ils avaient appris ont fait environ 23 % de mieux à l’évaluation finale que ceux qui continuaient simplement à travailler.

Ta daily review, c’est trois questions. Ta journée : comment tu te sens de 1 à 10, et est-ce que t’as tenu tes créneaux ? Ce que tu retiens : ce qui s’est bien passé, ce qui a été difficile. Et demain : quelle est LA chose importante ? Tu démarres le lendemain sur une décision déjà prise.

Si ton chiffre fait les dents de scie, l’organisation suffira pas

Tout ça t’aide à avancer sur les projets que t’as choisis. Sauf que si t’as l’impression de déjà faire beaucoup d’efforts côté marketing, et que d’un mois à l’autre ton chiffre d’affaires fait quand même les dents de scie, les meilleures habitudes suffiront pas. Ça se joue ailleurs que dans ton organisation : dans la façon dont tu gères ton acquisition, pour que les clients arrivent jusqu’à toi. C’est ce que je montre dans cette vidéo sur le coaching hybride.

Tenir : ton énergie, puis tes émotions

Ce qui fait qu’on tient pas, c’est souvent l’énergie. Les jours où t’es crevé, tu vas plus facilement sur les réseaux, et tu fais les tâches confortables plutôt que celles qui font avancer ton business. Le lundi qui suit le changement d’heure du printemps, les recherches Google liées au divertissement augmentent, alors que les gens sont censés travailler. T’as pas besoin d’une nouvelle méthode miracle : fixe-toi une règle de sommeil simple, et tiens-la (moi, c’est 7 à 8 heures par nuit). Ensuite, bouge : des chercheurs de Stanford ont montré qu’on a plus d’idées en marchant, et l’OMS recommande au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine.

Et parfois, t’as bien dormi, t’es en forme, et tu repousses quand même une tâche. Souvent, c’est celle qui te met mal à l’aise, avec derrière la peur de mal faire, la culpabilité, parfois la honte. Des étudiants qui repoussaient allaient mieux en début de semestre, et à la fin, ils étaient plus stressés, plus souvent malades, avec de moins bonnes notes : repousser te soulage aujourd’hui et te coûte plus cher demain. Et plus un étudiant s’était pardonné d’avoir procrastiné pour un examen, moins il procrastinait pour le suivant. S’en vouloir, ça aide pas. Du coup, prends un rendez-vous régulier avec un professionnel adapté à ce qui traîne chez toi, ou rejoins un groupe d’entraide. Moi, je me fais coacher, et je fais partie d’un mastermind.

La revue de fin de semaine qui fait tenir tout le reste

Une analyse de 138 études, avec près de 20 000 personnes, montre que ceux qui suivent régulièrement leurs progrès ont plus de chances d’atteindre leur objectif, encore plus quand ils les notent par écrit ou les partagent avec quelqu’un. D’où la revue en fin de semaine : ce qui est fait, et ce qui vient la semaine suivante. Moi, je la fais peut-être une semaine sur deux, par contre je fais chaque semaine un point de 30 à 45 minutes avec mon équipe.

Et ce trimestre, je teste le score d’exécution de The 12 Week Year : en début de semaine, tu listes tes actions, en fin de semaine, tu comptes combien t’en as fait. Huit sur dix, c’est 80 %, et les auteurs considèrent qu’à partir de 85 %, ta semaine est réussie. Tu te notes sur tes actions, pas seulement sur le résultat.

Ces neuf habitudes s’additionnent pas, elles s’emboîtent : ta revue de fin de semaine nourrit ton brain dump, ton brain dump t’aide à tenir tes objectifs du trimestre, et dans douze semaines, tu refais le point. Commence par une seule cette semaine, la plus simple. Et parfois, en faisant ton bilan, tu vas réaliser que c’est pas toi qui procrastines : c’est ton business qui dépend trop de toi pour faire venir des clients. Pour voir où ça coince, j’ai créé un diagnostic gratuit : en 5 minutes, tu vois où sont tes prochaines ventes. Et si tu veux voir ce que tes clients achètent vraiment aujourd’hui, j’ai écrit sur ce qui se vend en coaching en ligne en 2027.

Questions fréquentes

Pourquoi se fixer des objectifs sur 12 semaines plutôt que sur un an ?

Parce qu’avec 12 mois devant toi, t’as toujours l’impression d’avoir le temps, donc tu repousses. Sur 12 semaines, l’échéance est assez proche pour que chaque semaine compte. C’est le principe du livre The 12 Week Year.

Comment arrêter de procrastiner sur ses projets business ?

En décidant à l’avance quoi faire, quel jour et à quelle heure, et en traitant l’émotion derrière la tâche repoussée plutôt que de t’en vouloir. Dans une étude citée par James Clear, 91 % des gens qui avaient écrit quand et où ils feraient du sport l’ont fait, contre 38 % chez ceux qui avaient juste été motivés.

Combien d’habitudes faut-il mettre en place en même temps ?

Une seule pour commencer, la plus simple. C’est rarement l’information qui manque, c’est l’application.

Sources : C. Northcote Parkinson, 1955 ; Zeigarnik, 1927 ; Masicampo et Baumeister, 2011 ; Scullin et al., 2018 (sciencedaily.com) ; Milne, Orbell et Sheeran, 2002, cité dans Atomic Habits ; One Sec, PNAS 2023 (pnas.org) ; Di Stefano et al., 2014 (ssrn.com) ; Wagner et al., 2012 (pubmed) ; Oppezzo et Schwartz, 2014 ; OMS ; Tice et Baumeister, 1997 ; Wohl, Pychyl et Bennett, 2010 ; Harkin et al., 2016 ; Moran et Lennington, The 12 Week Year.

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